L’histoire du dandysme

Le 17/06/2016


citation article dandy

C’est en ces termes que Charles Baudelaire évoque le dandysme.

De Gontran Bonheur à Oscar Wilde (cf. image à la une), nombreux furent les dandys de chair ou de papier depuis l’apparition de cette manière d’être à la fin du XVIIIème siècle. L’origine du terme est floue, l’on peut néanmoins affirmer avec certitude que c’est avec George Bryan « Beau » Brummell que se développa ce mode de vie sous la Régence de George IV. Une Grande-Bretagne pré-victorienne faisant la part belle à la littérature et à la mode, essence du dandysme, berceau donc de l’élégance, de l’originalité, composantes indispensables de cet absolu de raffinement. Le mot « dandy » serait un mot-valise qui nous vient d’une ballade écossaise, où le protagoniste, Andrew (Andy), un jeune homme quelque peu efféminé n’a de cesse de se dandiner (dandle) derrière les femmes. La contraction des deux termes nous donne purement et simplement la première apparition d’un dandy dans la littérature. De nos jours, le dandysme n’existe plus dans sa forme originelle, il serait plus juste de parler « d’esprit dandy » puisque le côté auto-destructeur du poète maudit, que l’on retrouve notamment chez Baudelaire n’entre plus dans l’équation. Le dandysme fut longtemps un Idéal de perfection pour nombre d’artistes, d’auteurs, dans leur recherche de symbiose entre l’être et le paraître, entre ce que l’on est, et ce que l’on montre. Comme tout Idéal, il ne pouvait être atteint, contrairement aux idées reçues, que par une discipline de tous les instants, a contrario de l’image de frivolité que l’inconscient collectif peut parfois en avoir. C’est ainsi que Baudelaire nous présente sa définition du Dandy qui « doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir ».

Rigueur et exigence donc, pour ceux qui vouent leur existence à la Beauté physique et celle de l’âme.

Jules Delabre