Le football, sport noble

Le 05/01/2016


handshake

Le football, sport noble

Le football n’est désormais plus un thème réservé au journalisme sportif. Les gazettes people se plaisent à relayer les scandales liés au football, qui font oublier l’originelle noblesse de ce sport.  Pourtant, le football a un passé respectable. Né en Angleterre au XIXème, il s’est principalement développé dans les prestigieuses universités du pays (Eton, Westminster, Cambridge…). Les premiers participants du football sont alors de jeunes instruits.

Lorsqu’il se professionnalise enfin, le football ne tarde pas à connaître un fort engouement du public, et à faire reconnaître ses valeurs.

Il est tout d’abord la représentation même du partage. Entre joueurs, mais surtout avec le public. Et lors de la demi-finale de la Coupe du Monde de 82, lorsque dans les dix dernières minutes la victoire s’alterne entre la France et l’Allemagne jusqu’au dernier penalty, c’est des centaines de milliers de personnes qui alternent entre euphorie et détresse. Le penalty décisif marqué par l’Allemagne relâche alors le flot d’émotions du public, le stade s’unie dans les larmes, certaines de joie, les autres de tristesse.

Cette générosité du jeu se dégage de la technique remarquable des joueurs, en accord avec de la fraternité qui les lie, par des poignées de mains, baisers sur le front, accolades, et regards forts, ou plus simplement, par l’esprit d’équipe. Au-delà des règles qui encadrent le football, le fairplay est celle qui lui donne sa discrète beauté. Il nous est si humainement évident qu’on ne le remarque pas ; mais oublions-le, et le match devient insoutenable.

La technique est-elle le résultat d’une volonté de victoire, d’un grand travail en amont qui donne sa performance au joueur, et donc, son allure sur le terrain. Le football est le sport de l’esthétique du geste, le joueur opère par contrôle et maîtrise parfaits de ses actions. Il ne coure pas, il s’élance vers son but, le but. La victoire est un mérite.

L’identité du joueur se dégage de l’homme lui-même. En effet, jusqu’en 1968, les maillots n’ont pas de sponsors. Le joueur ne porte pas les valeurs d’entreprises diverses, mais celles de son équipe.

La simplicité de la tenue met en valeur l’homme qui la porte. En souvenir de l’ancien maillot fort de symbole, on retrouve son col sur les polos d’Arsène et Laurent

La gloire de ces hommes fait briller les vignettes Panini à leur effigie, dès les années 60. Certains footballeurs sont des modèles, des ambassadeurs de ces valeurs. Dans l’Antiquité, les Grecs considéraient le sport comme un art. On vouait alors un profond respect aux athlètes. En 2015, nous respectons toujours ceux qui ont contribué à la noblesse du football. Leur simple nom suscite l’admiration totale. La Reine Elizabeth II a même décidé d’anoblir un des « Grands » en 1994, Sir Bobby Charlton ; « le roi » Pelé est devenu ambassadeur pour l’ONU et l’UNESCO ; en choisissant comme mascotte Sonny Anderson, Arsène & Laurent rend au football toute sa dignité.